Le vent souffle, et tourne, tourne la roue de la fortune. Favorisés un jour, écrasés le lendemain...
Gonflez vos voiles et voguez vers l'avenir.


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 Ismaël Serenys

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Ismaël Serenys
Masqué d'un sourire
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Messages : 184

Passeport
Origine: Hyorkan
Rang: Capitaine du Némésis

MessageSujet: Ismaël Serenys   Lun 28 Oct - 17:32


   Ismaël Serenys

« La vie implique la trahison. »

   
   

   SURNOM :  … J'en ai un ? Peut-être 'le traître'...
   ÂGE :26 ans
   ARCHIPEL : Hyorkan
   ORIENTATION SEXUELLE : Bisexuel
   GROUPE : Corsaire
   RANG : Capitaine du Némésis...
   RANG PERSONNALISÉ : Masqué d'un sourire ~ ♥
   PARTICULARITÉS : Voici mon arme, un trident ~ ♥
   

   
   Feat : Alfred, Snow Bound Land
   


   


   Description Morale
   

  "Amarrez le navire !"

Mes hommes s'élancèrent à mon cri, tandis que je montais sur le bastingage pour sauter souplement sur le quai. Je les laissai s'occuper du reste - ils n'avaient plus qu'à attacher les amarres, ils pourraient se débrouiller sans moi - et j'arrêtai un fiacre pour traverser la capitale de Zealyv. Les maisons se raréfièrent peu à peu, puis nous arrivâmes au domaine du duc d'Elvanthyell.

Là, je renvoyai ma voiture et je montai les marches du perron, saisissant le heurtoir pour frapper quelques coups. Un domestique vint m'ouvrir, et j'entrai tout en lui ordonnant de prévenir le duc que j'étais de retour. Il me mena jusqu'au salon, puis s'écarta, et je m'installai dans un fauteuil.

"Le corsaire est revenu ! Par les esprits, il ne perd jamais son sourire... ?"

Le sourire en question s'accentua légèrement alors que j'entendais vaguement le murmure d'une servante, dans un couloir attenant. Oui, je souriais presque tout le temps. Et ce, quels que soient mes sentiments. Colère, tristesse, mécontentement, je masquais tout cela en souriant doucement. Ne l'avaient-ils pas compris ?

Le sourire et la raillerie. Tels étaient mes moyens de défense, pour ne pas me laisser trop facilement atteindre par les autres. Pour ne pas souffrir à cause d'eux. C'était la meilleure des parades, à mes yeux. Et la seule que je savais faire. Sourire pour cacher les blessures de mon coeur.

"Ca, tu l'as dit. J'hésite entre penser qu'il n'a pas toute sa tête ou lui tomber dans les bras...

-Lui tomber dans les bras ? Parce que tu crois qu'il s'intéresse à des gens comme nous ? Est-ce que tu l'as déjà vu s'intéresser à qui que ce soit ?

-Non... Il n'y a guère qu'avec le jeune maître qu'il semble bien s'entendre..."

Effectivement, je m'entendais plutôt bien avec le jeune frère du duc. Je m'entendais bien avec les enfants et les jeunes en règle générale, en fait. Ma patience et mon calme leur plaisait, puisque je n'en avais jamais assez de répondre à leurs questions.

"Effectivement... Noon, tu ne crois pas que... ? Qu'il... ?"

Je dus me retenir de rire en percevant l'inquiétude dans la voix de la jeune femme. Quoi, les servants d'ici me pensaient vraiment ainsi ? Ou bien c'était juste pour pouvoir médire de moi et jacasser ? Peut-être. Mais non, je n'étais pas pédophile. Je n'étais intéressé par personne parce que... personne ne m'intéressait. Rien de plus.

Pourquoi ne pas médire de ce qu'elles savaient vrai de moi ? De mon passé de pirate, des crimes dont être corsaire m'avait permis d'éviter le châtiment ? La vérité ne semblaient pas les intéresser. Même si je leur disais que j'étais lâche et égoïste, que je préférais faire le mal autour de moi pour m'éviter des ennuis... Je crois qu'elles auraient continué à fantasmer sur les vices qu'elles m'imaginaient. Qu'elles restent dans l'erreur, nul ne connaîtra les profondeurs de mon coeur.
   


   Description Physique
   

La nuit est tombée depuis longtemps, et le sommeil a fini par me surprendre. Il m'a fait attendre longtemps, pourtant, ce n'est pas faute de l'avoir cherché. Le repos me fuit, c'est ainsi depuis longtemps. Il n'est rien que je puisse faire à ce sujet, même l'alcool ne parvient pas à obliger mon corps à se laisser aller. Mais cette fois, j'y suis parvenu. Et comme un doux linceul, un rêve prend possession de moi.

J'ouvre les yeux. Mes paupières se soulèvent avec lenteur pour dévoiler mes prunelles d'un bleu profond. Il est sombre, mais garde une teinte de bleu pur, sans tirer vers le noir ; ce n'est pas un bleu nuit. Mes yeux, qui, d'après certaines personnes, me donnent un air doux, parcourent la pièce où je me trouve. La cabine du Némésis...

Combien de temps ai-je dormi ? Je me redresse, dans le but de m'approcher de la fenêtre et de juger, par la position des étoiles, du moment de la nuit. Mais je suis interrompu dans mon mouvement par la porte qui s'ouvre à la volée. Je n'ai pas le temps de réagir qu'il m'a plaqué sur le matelas, son sabre sous ma gorge.

Nous nous regardons. Il lève sa main libre et la passe dans mes cheveux blonds. Ses doigts jouent avec mes boucles lâches, les disséminant sur l'oreiller, puis ils défont le ruban vert sombre avec lequel je les attache pendant la journée, et que j'ai semble-t-il oublié de retirer en me couchant. Mes lèvres fines, qui pour une fois ont abandonné le discret sourire qu'elles arborent en permanence, articulent un nom, dans un faible souffle.

"Celiwyr..."

Il ne me répond rien. Sa main s'abat, me giflant violemment. Ma tête part sur le côté sous le choc, tandis qu'une marque rouge apparaît sur ma peau claire. La douleur naît et se propage progressivement dans ma joue, alors que je tourne de nouveau le visage vers lui.

Ses lèvres s'emparent des miennes, et ses doigts parcourent mon corps fin, caressant les quelques cicatrices argentées que ma vie mouvementée m'a laissé, et s'attardant sur la marque plus profonde de balle qui fleurte avec mon téton gauche. Puis il me viole avec douceur et sauvagerie à la fois. Je ne sais comment il fait, mais c'est aussi délicat qu'intense, et tellement agréable que cela en devient douloureux. Son nom m'échappe une nouvelle fois, en un gémissement plaintif et amoureux.

J'ouvre les yeux. Mon coeur bat à une vitesse folle dans ma poitrine, à tel point que j'y plaque une main, comme pour l'apaiser. Je suis seul, seul dans mon lit, seul dans ma cabine. Et je l'ai toujours été.

Lentement, je me lève, et j'ouvre ma penderie. J'enfile ma chemise blanche bouffante. Mon pantalon, entre le beige et le doré, moulant. Puis ma veste de même couleur, aux épaulettes d'un marron clair et aux manches couleur brique, agrémentées de doré. Je chaussai ensuite mes bottes blanches, qui montent jusqu'à mes genoux. Une paire de gants de même couleur, et j'attache ensuite au col de ma veste ma cape beige, décorée sur les bords de formes plus foncées et doublée de noir. Les extrémités des cordelettes rouges, surmontées d'un pompon de même couleur, qui servent à l'attacher tombent à l'arrière de mes flancs. Il fait encore nuit, mais je sors de ma cabine pour me rendre sur le pont.

Certains disent que les rêves nous viennent des Esprits. J'aimerais que le Dragon cesse de me rappeler ainsi celui que je veux à tout prix oublier. Mon fantasme nocturne.
   

   Histoire
   

Nous avons la vie que nous méritons...
Et l'enfance... que nous subissons.
Tout le monde disait de ma mère qu'elle était la plus jolie femme de la ville. Tous les hommes que je voyais, du moins. Ils le disaient, et ils le prouvaient. Ce n'étaient pas que de vains compliments jetés dans les airs à une jolie femme qui passe. Et la constance avec laquelle nombre d'entre eux venaient lui faire leurs compliments était une preuve que ceux-ci n'étaient pas sans fondement. Ainsi que leur nombre, bien évidemment. Il pouvait y en avoir jusqu'à une bonne dizaine par jour, et pas un jour ne se passait sans que plusieurs ne le disent. Oh, certes, certains venaient sans le dire à chaque fois, mais tout de même...

Mais je crois qu'ils n'auraient pas dû exalter ce caractère de ma mère. S'ils avaient été sincères, du moins... Ils auraient plutôt dû dire qu'elle était bruyante. L'une des plus bruyantes, si ce n'était la plus bruyante. Et j'ai dans l'idée que c'était surtout cela qu'ils appréciaient chez elle. Oh, je sais de quoi je parle. Je n'avais pas mené de réelle enquête ou comparaison, mais lorsque je sortais dans le couloir, j'entendais les autres.

Ma mère, Lanyi, était une prostituée. Et ses cris lors des ébats retentissaient dans la chambre. Les hommes qui venaient la voir devaient en être flattés, et se croire les meilleurs dans l'art d'agiter leur sexe. Si seulement ils savaient. S'ils avaient su qu'elle était toujours ainsi, et qu'elle disait pis que pendre d'eux dès qu'ils étaient sortis, dans les termes les plus crus qui soient... Peut-être auraient-ils changé d'avis sur elle.

Inutile de me poser la moindre question sur mon père, n'est-ce pas ? Ni moi, ni personne ne peut savoir de qui il s'agit. Tant d'hommes sont passés entre ses bras dans les temps de ma conception... Dois-je me considérer comme n'ayant été engendré par personne... ou au contraire par une multitude d'hommes ? Je n'en sais rien. Les deux idées me plaisent, je crois. Mais lors de mon enfance, je ne me posais pas de question. J'étais un enfant sans père.

Souvent, lorsque ma mère parlait avec les autres filles, elles lui demandaient pourquoi elle m'avait gardé. Plusieurs d'entre elles avaient déjà eu des enfants, et elles s'en étaient débarrassées dès qu'elles l'avaient pu. Avant ou après la naissance. Elle n'en avait pas fait de même. Elle ne m'avait pas laissé à mourir sur le trottoir, elle me garda avec elle, me donnant aliment et un toit sous lequel vivre. Face à ces questions, elle souriait et passait à autre chose.

Mais ces séances de discussions étaient rare. La plupart de son existence se déroulait pour elle entre les bras des hommes. Et je ne manquais rien de ce qui se passait. Comment l'aurais-je pu ? Pour vivre, nous n'avions qu'une seule pièce, toute petite. La chambre. Et le lieu de travail de Lanyi. Tandis que les hommes prenaient ma mère sur le lit, j'étais généralement assis contre le mur, juste à côté. Et je voyais leurs corps nus, j'entendais leurs cris et halètements.

Au début, je ne comprenais pas ce qui se passait. Puis le dégoût me vint, au fur et à mesure que je grandissais. Que je grandissais bien plus vite que d'autres enfants, puisque rien ne m'était caché. Les voir parfois se monter comme je voyais les chiens se monter dans la rue... Parfois, ils me demandaient de leur apporter tel ou tel objet. Je le faisais, en essayant d'en voir le moins possible. Ce qui ne changeait pas grand chose...

Puis je grandis. Mon corps devenait enfantin et non plus infantile. Et certains des hommes commençaient à me regarder. Un regard étrange, un regard qui me faisait froid dans le dos. Un regard que j'évitais le plus possible, m'emmitouflant dans une couverture pour m'y cacher le plus possible. Parfois, ils allaient même jusqu'à me demander de venir plus près du lit. Et à chaque fois, je secouais la tête pour refuser. Ils n'insistaient pas, et reprenaient leur affaire avec ma mère, mais souvent... Leurs yeux revenaient sur moi.

Et je n'avais que dix ans lorsque cela commença. Je devinais sans peine - et sans la moindre hésitation possible, également - ce qui m'arriverait d'ici quelques années, lorsque leurs scrupules cesseraient. Lorsqu'ils m'estimeraient suffisamment âgé. Ils ne se contenteraient pas de me suggérer de m'approcher un peu. Oh, non, ils ne s'en contenteraient pas. Oh, tous n'étaient pas intéressés. Mais certains d'entre eux... Oui.

Deux ans passèrent encore, sans que je ne sache que faire. Malgré tout, j'étais déjà bien décidé à réagir. Je ne me laisserais pas faire sans bouger, restant soumis face à un avenir tout tracé. Un avenir dont je ne voulais pas. Et un soir, enfin... Je pris mon destin en main pour la première fois.


Tout départ...
est l'abandon de ce qui a précédé
Parmi les habitués de ma mère, qui lui répétaient encore et toujours qu'elle était la plus belle, il y avait un noble. Un petit baron qui possédait quelques terres à côté de la ville. Mais sur ces terres se trouvait un gisement d'argent, et il ne manquait pas de richesses. C'est pourquoi Lanyi faisait toujours tout son possible pour le contenter, fut-ce au prix d'être clouée au lit par la douleur toute la journée du lendemain.

Ce soir-là, je l'observais la besogner rudement. Les oreilles emplies de ses cris, je ne détournais pas le regard, contrairement à mes habitudes. Et il en était heureux. Et il me proposa, comme chaque fois, de m'approcher un peu plus, d'une voix haletante.

Ce soir-là, je me levai et je m'approchai du lit à pas lents, sans quitter des yeux le spectacle qui s'offrait à moi. Ce soir-là, je m'arrêtais juste à côté d'eux, j'observai avec la plus grande attention un orgasme emporter le vicomte et le faire retomber sur le sein de ma mère. Ce soir-là, je lui frappai violemment la tête à l'aide de notre tisonnier chauffé par le feu. A plusieurs reprises, jusqu'à ce que je sois persuadé qu'il ne bougerait plus jamais.

Il avait roulé sur le côté sous la violence du choc, quittant le corps de ma mère hébétée et horrifiée, et j'avais pu étouffer ses cris à l'aide d'un oreiller. Le vacarme des autres filles avait couvert le reste. Je retournai poser mon arme improvisée sur l'âtre de la cheminée, puis j'entrepris de fouiller les habits du noble.

"Ismaël, par tous les Esprits, qu'est-ce qui t'a pris ?! Tu es fou ?!"

Je ne prêtai pas attention à la voix de ma mère, et rassemblai en un petit tas la bourse, un poignard ouvragé, puis ses bagues et ses boucles d'oreilles que j'allai récupérer sur le cadavre. Avec cela... Je pouvais mettre mon plan à exécution. Je souris doucement à la femme qui me contemplait, effarée, et j'allai déposer un léger baiser sur sa joue.

"Adieu, maman. Merci de t'être bien occupée de moi."

Je crois que mon sourire la terrifia encore plus que le reste. Ses paupières se fermèrent et elle tomba évanouie, affreusement pâle. Une faible moue vint orner mes lèvres, puis je changeai de vêtements - les miens étaient tâchés de sang. Rassemblant mon butin dans un tissu que je nouai soigneusement, je quittai la maison close.

Pour une pièce de cuivre, une navette m'amena à Drepnell. J'avais depuis longtemps pris l'habitude de me déplacer en n'attirant l'attention de personne, et nul ne se demanda ce que faisait un enfant aussi jeune, seul dans les rues de la capitale. Une fois au port, je relâchai toutefois ma vigilance : nombreux étaient les enfants qui y courraient et admiraient les navires.

Mais je n'étais pas là pour me divertir. Je longeai les quais les uns après les autres, jusqu'à trouver une affiche informant que le bateau prenait des voyageurs jusqu'à Ulurym. Et donnait le prix du trajet. Je m'isolai le temps de prendre dans la bourse la somme nécessaire - et quelques pièces de plus pour faire croire que ce n'était pas préparé. Puis j'allai voir le capitaine du navire.

Je lui racontai d'un ton innocent que ma maman venait de s'endormir. Que c'était bien qu'elle se repose un peu, parce qu'elle avait été très très malade, et qu'elle avait l'air d'avoir moins mal maintenant, endormie. Et que ce matin j'avais reçu une lettre de mon papa, qui était marin, que son bateau faisait bientôt escale à Sarhaïs un moment et que je devais l'y rejoindre quand maman aurait fermé les yeux et ne me répondrait plus. Et que lors de sa dernière visite il m'avait laissé des pièces pour ça.

A ce moment-là de mon discours, je posai sur le bureau le mouchoir où j'y avais mis mes pièces. J'étais petit pour mon âge, mince, et je savais parfaitement bien prendre un air enfantin et un peu simplet. Le capitaine crut à mon histoire, fut ému par cet enfant imaginaire qui ne réalisait pas que sa mère était morte, et m'autorisa à embarquer sur son bateau, me faisant payer moins que ce qu'il demandait normalement.

Au fur et à mesure que les passagers arrivaient, ou que je croisais ceux qui avaient déjà embarqués, je répétais mon histoire à tous ceux qui s'étonnaient de ma présence solitaire. De bouche à oreille, tous furent bientôt au courant. Et une bonne partie d'entre eux me prit en affection, tout comme la majorité de l'équipage - n'étais-je pas le fils de l'un des leurs ?

C'est ainsi que débuta mon premier voyage en mer.


Qui est le plus stupide, la girouette
ou l'oiseau qui s'obstine à voler à contre-vent ?
Les premiers jours du voyage furent horribles. Moi qui n'avais jamais quitté le sol, hormis pour quelques vols en navette très rapides, qui planaient presque plus qu'elles ne volaient, je me sentis horriblement mal. Certains l'étaient plus que moi, et mon mal n'alla jamais jusqu'à me faire vomir, mais je n'étais pas loin, et les nausées étaient nombreuses. Voyant cela, et puisque je n'avais pas pu me payer de cabine - je ne voulais pas dépenser autant, et cela n'aurait pas cadré avec mon histoire - le capitaine m'autorisa à me réfugier dans les différentes pièces du vaisseau pour échapper à la vue des cieux infinis, et me donna la clef permettant d'y accéder.

Malgré cette délicate attention, je trouvais que le voyage commençait mal, et je me mis à redouter sa durée. En effet, le bateau traversait l'Océan central pour aller prendre rapidement une cargaison à Zealyv, puis il ferait le trajet inverse afin de gagner Ulurym. Ce qui voulait dire de nombreux jours en vol avant d'arriver enfin à destination - si aucune tempête ne forçait à passer quelques jours sur une île-refuge, à l'aller ou au retour, bien évidemment. Et si cette perspective me plaisait parce qu'elle allait me permettre de me faire oublier pendant que l'on enquêtait sur la mort de ce noble, je n'aimais pas tellement l'idée de rester aussi longtemps dans mon état actuel. Mais vu l'histoire que j'avais inventée, je n'avais aucune raison de descendre du navire à Zealyv, et je ne voulais pas attirer l'attention sur moi.

La première traversée de l'Océan se passa relativement mal, et à plusieurs reprises, il nous fallut attendre dans une île-refuge qu'un épisode atmosphérique particulièrement agité se termine. Cela ne nous prit que quelques jours à chaque fois, mais cela me permit de m'habituer à la vie dans les airs. Et rapidement, je demandai à des marins attendris de m'apprendre à monter aux mâts et aux cordages pour "faire comme mon papa ». Ravis de mon changement d'attitude vis-à-vis de leur environnement, ils se flattaient de m'avoir initié, ou s'émouvaient de mon sang de marin qui s'éveillait enfin.

Alors que tout se déroulait normalement, et que je m'installais dans cette routine, je fus réveillé au beau milieu de la nuit par une explosion. Et un choc me fit rouler hors des couvertures qui me servaient de lit. Sonné, je restai quelques secondes sans bouger par terre, alors que le pont se remplissait de marins et de passagers, plus ou moins bien réveillés et plus ou moins affolés. L'un des premiers m'aida à me redresser, et je vis, à quelques encablures de nous seulement, un navire arborant fièrement un drapeau noir.

"Les piraaaaates !"

Le cri fut sur toutes les bouches, et un vent de panique souffla sur le pont. Le capitaine dut hurler pour que les passagers se précipitent à l'intérieur, et cessent de gêner les marins qui se dirigeaient vers les canons pour répliquer. Pour ma part, je filai me cacher au milieu des tonneaux, étant assez petit pour m'y glisser. Cela me permettait de surveiller le déroulement de la bataille sans prendre trop de risques. Même si l'obscurité de la nuit ne rendait pas l'observation facile.

Bientôt, il fut évident pour moi que les pirates avaient l'avantage. Nous ne pouvions fuir, à cause de la menace des tornades qui nous entouraient, ils nous avaient pris par surprise et leur navire était mieux armé que le nôtre. Et bientôt, l'abordage fut inévitable. Je me cachai encore plus soigneusement tandis que les pirates arrivaient sur le pont et entamaient un combat sanglant avec les marins - qui n'étaient pas non plus de trop piètres combattants. Mais face à des pirates...

J'attendis que tous soient occupés à batailler, et je sortis de mes tonneaux pour me précipiter vers le bastingage. J'attrapai l'une des cordes utilisées par les assaillants pour venir à bord, et je traversai ainsi le vide entre les deux navires, les jambes croisées autour de la corde et progressant grâce à la force de mes bras. Je ne me sentais pas capable de marcher en équilibre dessus, et cela me permettait d'être plus discret. Le navire pirate était à peu près désert, hormis le capitaine qui tenait la barre et criait des ordres à ses hommes grâce à sa vue panoramique de la situation. Du moins estimai-je qu'il s'agissait du capitaine.

"Qu'est-ce que tu fais là, petit ?"

La voix féminine me fit tressaillir alors que je m'approchais du capitaine, et force me fut de constater que j'aurais dû penser 'la' capitaine. Peu rassuré, et ne faisant pas confiance à ma voix pour passer par dessus le vent et le fracas du combat, je m'approchai jusqu'à me trouver à côté d'elle. Alors, je sortis la clef qui m'avait été confiée de ma poche, et je la lui montrai.

"J'ai la clef du navire, qui ouvre la plupart des salles, si vous en avez besoin. J'ai entendu le capitaine dire qu'il jetterait les clefs par dessus bord et saborderait son navire plutôt que de l'abandonner entre vos mains. Vous pourrez les empêcher de percer leur Outre des Vents en allant vite. Et le navire va chercher la plupart de sa cargaison à Zealyv actuellement, vous auriez intérêt à envoyer le bateau en vous camouflant en marins, pour la récupérer."

Je vis la surprise dans son regard au fur et à mesure que je déroulais mon discours, puis elle éclata de rire. Mais son rire n'était pas menaçant, loin de là. Elle appela l'un de ses hommes, qui me jeta un regard stupéfait, et lui ordonna de tenir la barre pour elle. Ses doigts se saisirent de la clef que j'avais toujours, et elle me fit signe de la suivre, passant agilement sur le bateau attaqué - alors que ma propre traversée avec la corde fut aussi peu gracieuse que la première.

"Allons vérifier ce que tu prétends."

Je déglutis, peu rassuré. Et si je m'étais trompé et que personne n'avait reçu l'ordre de percer leur Outre... ? Néanmoins, je n'avais plus le choix. Et en ouvrant la porte, nous vîmes deux marins à côté de l'Outre. L'un d'eux dégaina un poignard à notre vue, et voulut en transpercer l'Outre, mais le sabre de la capitaine vola dans les airs et lui transperça la tête. Le second marin avait dégainé son épée et s'élança sur la jeune femme à présent désarmée. Mais la peur qu'il ressentait rendait sa main tremblante, et la pirate évita ses coups avant de le frapper à l'entrejambe pour le mettre au sol, un second coup l'assommant pour de bon.

Grâce à cela, Azalya, la capitaine, me prit dans son équipage, alors que les marins et passagers étaient soit tués, soit gardés prisonniers pour les échanger contre une forte rançon. Mon statut était celui d'un mousse mixé à celui de favori de la capitaine. J'effectuais les tâches les plus ingrates du vaisseau, sans me plaindre, mais nul n'avait le droit de porter la main sur moi sans subir de douloureuses conséquences.


Une nouvelle vie est la mort de l'ancienne
Les années s'écoulèrent lentement sur le navire d'Azalya. Et avec le temps, mon corps s'éveillait à une nouvelle sensibilité, à de nouveaux sentiments. Eh oui, l'adolescence n'épargne personne, et vivre aux côtés de cette admirable femme qu'était la capitaine du navire n'était pas sans conséquences pour le jeune homme que j'étais devenu.

Je rêvais de lui déclarer ma flamme devant un magnifique coucher de soleil qui se reflèterait dans ses yeux et dans ses cheveux. Je rêvais de trouver le plus rare des trésors du ciel pour le lui offrir et qu'elle daigne me regarder. Je rêvais de la couvrir de présents et d'attentions. Je rêvais d'elle, de son corps et de ses gémissements, pendant la nuit, et je me masturbais en pensant à elle. J'avais seize ans.

Un an et demi s'écoula ainsi. Puis vint ce soir de pluie. Le navire avait été amarré à une île déserte pour la nuit, à cause de la pluie battante qui empêchait toute visibilité. J'étais en poste dans le nid de pie pour cette nuit-là, pour vérifier qu'aucun navire ne venait troubler notre halte. Et j'entendis un cri.

Je me dépêchai de descendre jusqu'au mât, et je m'arrêtai à califourchon sur celui-ci. Mes poings se serrèrent contre le bois, crispés, alors que je voyais le second du navire retirer son glaive ensanglanté de la poitrine d'Azalya. Je restai immobile alors que le monde tournait autour de moi, les yeux fixés sur le corps de ma bien-aimée qui tombait au sol en se vidant de son sang.

Je ne dis rien. Je ne criai pas. Lorsque, le lendemain matin, le second proclama qu'il était le nouveau capitaine, je ne protestai pas. Lorsqu'il me donna des ordres, j'obéis sans un mot. Les yeux baissés, j'attendais. J'attendis environ deux ans. Jusqu'à l'année de mes vingt ans.

Je provoquai alors le second en duel. Il n'en fut pas tellement étonné. Même si je n'avais rien dit, il sentait mon hostilité depuis un moment déjà... Nous nous donnâmes rendez-vous le lendemain matin. Je me levai très tôt, et j'allai discrètement dans la salle de l'Outre pour y percer un tout petit trou.

L'air commença à s'en écouler très lentement, de manière imperceptible, et je quittai la salle pour me rendre sur le lieu du duel. Je savais que j'étais loin d'être aussi doué que lui, en dépit de mes nuits d'entraînement seul dans mon coin... Mais je fis mon possible pour survivre, reculant et fuyant sur le pont. Pour me retrouver proche du canot de sauvetage, au moment où l'outre se vidait entièrement.

Je sautai dedans et tranchai la corde, ouvrant la voile. Et en m'écartant, je vis le bateau qui sombrait lentement avec tout l'équipage, tombant sous la mer de nuages. Je m'attendais à ressentir quelque chose, mais rien. Le vide. Juste le vide...

Je m'attendais à devoir naviguer des heures, des jours, des semaines avant d'arriver sur une île, mais il n'en fut rien. Je vis un autre navire sortir des nuages et s'approcher de moi pour me permettre d'amarrer mon canot. Ils avaient assisté au naufrage de l'autre vaisseau... Et je racontai ce qui s'était passé, en passant sous silence uniquement mon amour pour la capitaine.

Je m'intégrai rapidement dans ce navire-là. Habitué à effectuer de rudes tâches, je ne renâclais jamais à l'ouvrage et je me contentais de faire ce que l'on me disait, en silence. Peu à peu, je me rapprochai d'un autre jeune pirate, à peu près de mon âge. Celiwyr.

Celiwyr qui commença à ourdir une mutinerie, deux ans plus tard. Je le rejoignis sans faire de commentaire, et je l'aidai de mon mieux à gagner de nombreux marins à sa cause. Jusqu'à ce qu'il parvienne à tuer le capitaine et à prendre sa place. Peu de temps après, il prit un vaisseau et le fit sien, laissant les hommes choisir entre le suivre sur ce nouveau navire, ou repartir avec l'autre. Je le suivis. Ce fut probablement l'une de mes plus grandes erreurs...

Détruire son coeur...
plutôt qu'être détruit par lui.
Celiwyr fit de moi son second. Je fis de lui le centre de mon existence. Et je fis de moi sa perte pour m'arracher à cette influence. Mais n'avançons pas trop vite.

Celiwyr était un excellent capitaine. Celiwyr était beau. Je m'entendais très bien avec lui, et j'étais son ami autant que son second. Nous passions donc beaucoup de temps ensemble, que ce soit dans la journée pour donner nos hommes, ou bien le soir, dans sa cabine, autour d'une bonne bouteille de rhum ou d'un autre alcool récupéré au cours de nos rapines.

Et je finis par tomber amoureux de lui. Mon coeur meurtri espérait trouver auprès de lui le repos, et un baume pour les blessures causées par la mort d'Azalya. Mon coeur seulement. Moi, je n'avais aucune illusion, et je me retins bien de manifester cet amour. Au final, c'était même plutôt agréable de vivre ainsi.

Je profitais de sa présence une bonne partie du temps, de sa présence, de sa voix, de sa beauté. Et le reste du temps, lorsque j'étais seul dans ma cabine, je pouvais me laisser aller à mes fantasmes. Me laisser un peu aller, je ne voulais pas non plus me laisser dévorer par eux, tout de même.

Un jour, lors d'une attaque de vaisseau, alors que nous nous étions lancés à l'abordage, je vis l'un des défenseurs du navire lever son pistolet en direction de Celiwyr. Mon coeur s'arrêta de battre une seconde, et me fit réagir tout seul. Sans avoir eu le temps de penser, je m'étais jeté sur le capitaine, pour le pousser plus loin. Je sentis le fer de la balle se frayer un chemin dans ma poitrine. Et les ténèbres s'emparèrent de moi.

Mes souvenirs deviennent vague à partir de ce moment-là. La fièvre les brouille et les trouble, et je peine à faire la différence entre les délires de celle-ci et les véritables souvenirs. Je restai alité pendant des semaines, des mois, oscillant entre la vie et la mort. La balle avait raté mon coeur de peu, et beaucoup de capitaines m'auraient achevé ou abandonné. Mais Celiwyr ordonna que l'on me soigne.

Je me souviens de plusieurs visites de sa part. Ma main dans la sienne, ses yeux sur moi. Et ses mots qui me parvenaient. Pour me dire de m'accrocher, que j'allais m'en sortir. Pour me dire qu'il tenait plus que tout à moi. Je me souviens de quelques fois où il me soigna lui-même, changeant les bandages de mon torse, nettoyant ma blessure. Caressant ma peau, aussi. Je me souviens de ses lèvres effleurant la cicatrice en formation. Délires ou réalité ? Je ne me risquai pas à lui demander.

Peu à peu, je fus remis. Et je repris ma place dans le vaisseau. Mais je savais que cela ne pouvait plus durer ainsi. Je savais que si je ne faisais pas quelque chose, mon amour finirait par me détruire. La prochaine balle pourrait bien atteindre mon coeur ou s'incruster dans ma gorge. Et même si je l'aimais, je ne voulais pas mourir. Pas même pour lui. Alors pour éviter cela, je n'avais qu'une seule possibilité - du moins n'en voyais-je qu'une seule.

Nous faisions une halte au port d'Eonyll, incognito, pour nous reposer et ravitailler le navire. Sous couvert de me charger de ce ravitaillement pour laisser Celiwyr se reposer, lui qui avait veillé la nuit dernière, je m'éloignai du reste de l'équipage. Et j'allai au poste de garde pour dénoncer notre présence et leur permettre de les arrêter. Je les menai jusqu'à la taverne où ils étaient tous, et j'y entrai avec eux.

A la vue des soldats, tous les membres de l'équipage tirèrent leurs armes. Tous, sauf un. Celiwyr m'avait regardé fixement l'espace d'une, ou de quelques secondes... Puis il s'était levé et avait filé à l'étage de la taverne, poursuivi par quelques gardes. Un bruit de fenêtre brisée suivit d'un bruit de course m'avertit qu'il avait réussi à s'échapper. Et que j'avais fait tout cela pour rien, que je m'étais brisé le coeur sans réussir à briser celui qui y régnait.

Tous les autres pirates avaient fini par être maîtrisés ou tuer. Et alors que je m'apprêtais à repartir, sans savoir ce que j'allais bien pouvoir faire, le capitaine des gardes s'approcha de moi en me menaçant, pour me lier également les mains dans le dos. Je lui demandai des explications, surpris, et il me frappa, avant de tous nous entraîner dans les cachots.

Je mis un long moment avant de comprendre ce qui se passait. En effet, lui et ses hommes étaient les seuls à savoir que j'étais un délateur. S'ils m'enfermaient comme les autres, cela leur faisait une capture de plus dont ils pouvaient se vanter... Et ils pouvaient s'attribuer tout le mérite de ces arrestations, comme s'ils avaient démasqués seuls les pirates qui se trouvaient dans le port. C'était logique, c'était parfaitement logique.

Le lendemain, un garde vint nous annoncer que nous serions pendus deux semaines plus tard. Puis les jours passèrent. Je restai assis dans un coin de ma cellule, les mains liées par une chaîne attachée au mur. Dire que j'avais trahi pour éviter de mourir, justement... C'était une belle ironie, tout de même. Dix jours passèrent ainsi.

Puis il fut jeté dans ma geôle.


Le calice de la trahison se boit toujours
jusqu'à la lie
Il était assez jeune, il devait avoir une quinzaine d'années environ. Et les gardes l'avaient jeté sans ménagements. Je ne savais pas ce qu'il avait fait pour mériter un pareil traitement, mais... Il ne l'avait probablement pas mérité. Laissant échapper un faible soupir entre mes lèvres, je me levai ensuite d'un mouvement souple, et je m'approchai de lui, un léger sourire venant prendre place sur mes lèvres.

"Rien de cassé ?"

Je me penchai et je l'aidai à se relever, avant de retourner prendre ma place contre le mur. D'un signe de tête, je lui indiquai qu'il pouvait s'asseoir sur l'unique tabouret de la cellule. Et ce fut alors que les questions commencèrent à fuser, ayant à peu près toutes trait à une volonté de savoir qui j'étais et ce que je faisais dans cette cellule.

Je l'observai quelques secondes, puis je lui dis la vérité. Je lui dis que j'étais un pirate, et que c'était pour cela que les gardes m'avaient arrêté et emprisonné ici. Pour cela qu'ils m'avaient mis de lourdes chaînes, afin d'être certain que je ne m'évade pas. Pour cela que je serais pendu à la fin de la semaine.

J'aurais pensé que cela le calmerait, mais non. Et j'eus droit à d'autres questions, encore et encore. Visiblement, être face à un véritable pirate l'intéressait beaucoup... Et après tout... Qu'est-ce qui m'empêchait de lui donner les informations qu'il voulait ? Je n'avais plus grand chose à préserver, de toute manière.

Alors je lui racontai. Je lui racontai ma vie sur mon premier navire, la mort de la capitaine qui m'avait recueilli, ma vengeance quelques années plus tard, puis le nouveau bateau pirate, la mutinerie et ma nomination comme second. Et pour finir... Je lui racontai que j'avais trahi mes compagnons, que j'étais allé prévenir les gardes. Et qu'ils m'avaient arrêté en même temps qu'eux. Je le racontai d'un ton neutre, sans évoquer ce que je ressentais à propos de tout cela.

Quelques heures plus tard... On vint le chercher. Un homme vint le chercher. Un homme dont les habits, la prestance et les attitudes montraient immédiatement qu'il faisait partie de la noblesse. Un homme qui était le frère du jeune avec qui j'avais parlé, et qui vint me faire une proposition, peu de temps après. La proposition de devenir son corsaire...

Il me laissa quelques jours de réflexion. Jusqu'à la date prévue pour mon exécution, en somme. Mais je n'eus pas à réfléchir bien longtemps. Je savais déjà ce que j'allais répondre. Et lorsqu'il revint s'enquérir de ma réponse, j'acceptai sans la moindre hésitation.

C'est ainsi que je devins le capitaine du Némésis, écumant les airs pour détruire les pirates.
   


   Pouvoirs
   


  • Pouvoir primaire : Feu

Ismaël peut augmenter la température de son propre corps, bien plus que ce qu'un corps normalement constitué pourrait supporter. Si cela peut causer de graves brûlures à ceux qui le toucheraient alors, il n'en est pas pour autant insensible au feu et à la chaleur extérieure.

  • Pouvoir secondaire : Terre (roches et métaux)

Ismaël peut faire apparaître de petits projectiles en pointe dans les airs autour de lui, constitués d'acier, et les envoyer dans la direction de son choix. Mais il ne peut choisir que la direction, et non leur trajectoire, qui s'effectue toujours en ligne droite.

   


   


   Et après ?

   

   PSEUDO/PRÉNOM : Alice
   ÂGE : 21 ans
   SEXE : Féminin
   COMMENT T'ES-TU RETROUVÉ ICI : Bah j'sais pas, j'ai cliqué sur des trucs et des machins, et POUF, ça a créé le forum...
   CODES DU RÈGLEMENT :
   UN AVIS, UN DERNIER MOT : Nyah ~ ♥
   
   

   © Codage de la fiche par Celiwyr, Sephyrias
   




Dernière édition par Ismaël Serenys le Dim 5 Jan - 14:41, édité 3 fois
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Messages : 171

MessageSujet: Re: Ismaël Serenys   Mer 6 Nov - 19:40

Salut à toi, et bienvenue sous ces cieux ~

Ta fiche est superbe, tout particulièrement l'histoire.

Tu as donc notre approbation pour prendre ton envol, à la rencontre de ton destin.

Que les Vents te soient favorables ~


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Ismaël Serenys

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